NETTOYAGE DE LA MER DE GLACE
RETOUR D'EXPÉRIENCES

 

 

Revivez cette journée à travers les témoignages des participants

Le 2 septembre 2016, 150 personnes se sont retrouvées à la gare du train de Montenvers (Chamonix) afin de monter pour effectuer le nettoyage de la Mer de Glace. Depuis 9 ans, de nombreux participants ont aidés à récolter les quelques 18 tonnes de déchets accumulés au fil du temps sur le célèbre glacier. Parmi eux, les salariés de la société Lafuma, les partenaires et les invités ont travaillé de concert pendant cette journée atypique. Revivez ce moment à travers leurs interviews.

 

 

3 minutes avec Catherine Ernoult, gagnante de notre jeu concours !
Comment vous êtes-vous retrouvé aujourd’hui sur la Mer de Glace ?

J’ai participé à un concours de Lafuma sur un site de montagne. Il y a 3 semaines, on m’a envoyé un mail pour me dire que j’avais gagné ! Au début, je n’y croyais pas. Je suis venu d’Avignon, en covoiturage, pour pousser l’expérience jusqu’au bout !

C’est la première fois que vous participez ?

Oui c’est la première fois. La démarche est très utile. Je trouve qu’il y a une super équipe avec un but commun. Les paysages sont grandioses, on nous prête même du matériel ! Ca m’a redonné goût à repartir en montagne. Je suis une ancienne grenobloise mais j’habite dans le sud depuis 25 ans… J’ai eu des soucis de santé et aujourd’hui, je vois que je suis capable de marcher en montagne ! Ca fait plus de vingt ans que je n’avais pas mis de chaussures de marche, de crampons, de baudrier ! 

Quel sera votre premier sommet ? 

Je vais surement refaire la Grande Sure près de Grenoble, j’ai une maison de famille juste en face. Je faisais ce sommet régulièrement quand j’étais jeune, on montait à manger aux bergers et on montait les vaches dans les alpages…

Vous avez été surprise par ce que vous avez trouvé sur la Mer de Glace ?

Je croyais que c’était beaucoup plus sale que ça. Il y avait des déchets à ramasser mais je m’attendais de voir une poubelle à ciel ouvert. Je suis agréablement surprise ! Je pense que c’est le bénéfice des années précédentes. La rotation de l’hélicoptère qui redescend les déchets dans la vallée, c’est super bien organisé. L’année prochaine je refais le concours !

 
 
 
 
3 minutes avec Alexandre Gallier, membre de Watertrek
Je crois qu’aujourd’hui, tu as trouvé l’objet le plus symbolique du ramassage : une pièce de 1 franc !

Oui, une pièce de 1974, dans la glace !

C’est ton premier nettoyage de la Mer de Glace ?

De la Mer de Glace oui. J’ai nettoyé d’autre mers avant, mais pas de glace…

Pour l’association Water Trek, cette démarche de ramassage des déchets est importante ?

Oui, on intervient beaucoup en milieu aquatique et en milieu urbain aussi. La plupart des déchets que l’on trouve dans l’eau viennent de la terre, ils sont jetés par les gens dans la rue, dans la nature, puis arrivent dans les rivières et en mer. C’est logique pour nous d’être ici puisque la Mer de Glace descend dans la vallée puis atteint les cours d’eau.

Est ce que tu as été surpris par les déchets trouvés ? Tu t’attendais à ça ?

Je ne m’attendais pas à trouver autant de morceaux de verre. On m’a expliqué que c’était les refuges qui dans le passé n’avaient pas une démarche de tri des déchets et jetaient ceux en verre. Et puis c’est toujours surprenant de trouver des boites de conserves dans un endroit aussi magnifique et préservé ! J’en ai trouvé une ou deux qui datent d’au moins 20 ou 30 ans.

Il y a 20 ans, il y avait un autre état d’esprit par rapport aux déchets ?

Je pense qu’il y a un éveil des consciences. Les gens sont maintenant beaucoup plus vigilants sur le fait de ne pas jeter des déchets dans la nature. Des déchets qui vont rester 20, 30, 50 ou 100 ans. Des déchets qui ne se dégradent pas et qui vont polluer la terre et les eaux pendant des années.

Le ramassage est-il aussi utile que la sensibilisation ?

Oui, c’est utile de les ramasser… tout comme mettre en place ces opérations pour donner un coup de projecteur sur cette réalité. Il y a encore énormément de chemin à faire pour que tout le monde ait le bon geste, les bonnes attitudes vis à vis de la nature. Il y a encore du travail pédagogique et de sensibilisation ! On ne veut pas non plus se transformer en éboueurs 24h sur 24h, sinon on ne s’arrête plus !

Que ce soit sur l’eau (pour WaterTrek) ou à la montagne (pour Lafuma), finalement c’est le même combat ?

Oui c’est exactement pareil. C’est un combat quotidien qui passe par l’éducation, la sensibilisation.

Tu recycles bien tes déchets à la maison ?

(rires) J’ai ma poubelle pour les cartons, les papiers, celle pour le verre et une autre pour les déchets organiques. Quand je vais les mettre dans les bennes près de chez moi, je constate que mes voisins les jettent n’importe comment. Ils mettent tout dans la même benne. Il faut juste marcher 20 m de plus pour aller au verre! Il faut comprendre que ça représente un coût de jeter ses déchets en vrac.

 

 

 

 

3 minutes avec Gladys Favre, salariée au service digital de Lafuma
C’est la première fois que tu participes ?

Non, c’est la troisième fois que je fais le nettoyage de la Mer de Glace avec Lafuma.

Qu’est-ce que tu trouves ?

Globalement la même chose : toujours les fameux câbles, qui sont le symbole des déchets  que l’on trouve sur ce glacier. Ensuite il y a les petites capsules de bière, les canettes, des bouts de verres. De temps de temps on a de petite surprise : des morceaux de ski, des t-shirts, du textile, des boulons, des ouvres-boites…

Qu’est-ce qui t’intéresse dans cette démarche ?

D’abord, c’est une bonne action, et puis c’est l’occasion de voir nos collègues en dehors du bureau. Il y a un état d’esprit particulier, une ambiance sympa. On a l’impression de se rendre un peu utile. Un tout petit peu ! (rires)

Tu t’impliques par ailleurs dans le développement durable ?

D’abord, c’est une bonne action, et puis c’est l’occasion de voir nos collègues en dehors du bureau. Il y a un état d’esprit particulier, une ambiance sympa. On a l’impression de se rendre un peu utile. Un tout petit peu ! (rires)