27.08.2016

Comment bien choisir sa veste de pluie?


 

 

La pluie s’invite toujours, à un moment ou à un autre, dans un voyage. Quel que soit l’endroit et la pratique, en week-end à Copenhague ou en rando sur le GR5, vous n’êtes pas à l’abri de la petite averse passagère ni de l’orage aux gouttes épaisses. Dans tous les cas, la veste de pluie est un indispensable du déplacement. Laquelle choisir ? Conseils d’experts.
 

 

la veste de pluie est un indispensable du deplacement

La première question à se poser est celle de la température : êtes-vous en territoire urbain, en pays tempéré, à Stockholm, dans l’Atlas marocain ? La seconde est liée au terrain : quelle activité allez-vous pratiquer ? « Pour le choix d’une veste, la vraie différence se situe dans l’usage statique ou actif que vous en ferez », explique Camille Miquerol, chef de produit, « si vous êtes actif, vous avez besoin de respirabilité, optez donc pour une membrane imperméable et respirante de type Gore-Tex ou Climactive. Le tissu extérieur de la veste va conditionner le look, outdoor ou urbain. La membrane à l’intérieur, celle qui fait le boulot de protection, est la même ! ».
Pour la randonnée estivale, il existe par exemple un modèle minimaliste, la Shift, sans isolation thermique. Elle est légère, pratique puisqu’elle se glisse au fond du sac, se roule et s’oublie bien vite. Dès les premières gouttes, elle se révèle plus qu’utile, d’autant que sa coupe laisse pas mal de liberté dans les mouvements pour continuer à marcher. « Légère, versatile, elle laisse le choix de l’épaisseur de l’isolation à utiliser dessous », précise Camille, « par exemple l’été, elle s’utilise telle quelle, alors qu’en hiver on peut ajouter une polaire. C’est vraiment la veste pour un usage actif ». Le modèle Fastrack Loft dispose, lui, d’une isolation intérieure en Primaloft, cette ouate séchant rapidement, compactable et très chaude.

Pour les territoires urbains, préférez « une veste deux couches disposant de sa doublure, elle aura un tissu plus épais, plus cossu et d’un look moins sportif », poursuit Camille, « la veste Shift en version noire est idéale pour le printemps tandis que la parka Hudson correspond aux temps froids avec une confortable épaisseur protectrice ».

 

 

Pour la randonnée estivale, la Shift, est légère et pratique puisqu’elle se glisse au fond du sac.

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Dès les premieres gouttes, la shift gore-tex est plus qu’utile

 

 

L'isolation intérieure en primaloft de la Fastrack loft ainsi qu'une ouate sèchant rapidement la rendent compactable et chaude

 

 

Le secret des micro-perforations

Comment fonctionne une membrane imperméable ? Comment un tissu peut-il bloquer l’eau ? C’est en réalité la membrane, collée sur le tissu, qui fait office de barrière entre l’eau du ciel et la peau. « Micro-perforée, la membrane laisse sortir la vapeur d’eau dégagée par votre corps actif (et dont les gouttes sont plus petites), sans laisser entrer la pluie aux gouttes d’eau plus grosses car à l’état liquide », indique Camille. La quantité et la taille des micro-perforations vont jouer sur la performance d’imperméabilité, mesurée en schmerber. « A partir de 2000, c’est déjà bien pour la plupart des usages, 5000 est une base pour aller jouer à l’extérieur et à partir de 10 000, on entrer dans le domaine de la performance. C’est dans le nautisme que les normes sont les plus élevées », précise Camille, « et on s’en inspire pour l’outdoor ».

 

 

La membrane, collée sur le tissu, fait office de barrière entre l’eau du ciel et la peau.

Micro-perforée, la membrane laisse sortir la vapeur d’eau dégagée par votre corps actif , sans laisser entrer la pluie aux gouttes d’eau plus grosses car à l’état liquide.

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La quantite et la taille des micro-perforations jouent sur la performance d’impermeabilite