31.08.2016

La nouvelle vie des vêtements


 

 

valoriser des veTements en evitant qu’ils ne deviennent des dechets

Est-il logique qu’une veste abimée, trouée ou déchirée, finisse à la poubelle ? « La logique du cycle de vie d’un produit est qu’elle ne s’arrête pas s’il y a un simple trou », explique Vanessa Lapassat, en charge du développement durable chez Lafuma.

Soit elle est réparée par les propres ateliers de la marque, à Annecy, soit elle est envoyée vers une autre destination. Ces doudounes, ces sacs à dos, ces vestes impossibles à réparer entament alors une seconde vie dans les ateliers de Owl ou de East Camp, où ils sont transformés en un nouvel objet. Du neuf avec du vieux, comme ce sac à main (et malin) construit à partir d’une doudoune et de cordes d’escalade.

« Owl les découpe et fabrique des pochettes d’iPad ou des trousses. East Camp fabrique des produits plus élaborés. On a réduit ainsi nos déchets de façon considérable grâce à cela, chaque année nous leur donnons près de 3000 produits ! Pour le moment, nous faisons cela en petites quantités et nous ne les vendons pas. Mais nous imaginons pouvoir proposer ces produits upcyclés à la vente, dans notre catalogue. Le système de collecte est déjà en place, on y est presque », explique Vanessa. Il faut juste accepter que les couleurs et les matières varient selon ce qui est disponible, « ce ne sera pas une collection standard, tous les modèles seront uniques ! »

 

 

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on propose des ateliers pour fabriquer son propre sac

 

 

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En interne, Lafuma propose un modeste programme d’upcycling…

Ce programe rencontre un succès inattendu. « On fait revenir de nos propres usines les tissus et les sangles non utilisés, évitant ainsi qu’ils soient jetés et on propose des ateliers pour fabriquer son propre sac. Le patronage, dessiné en interne, permet tous les 15 jours lors de la pause de midi aux employés Lafuma de venir donner un second souffle à cette matière destinée, à l’origine, à la poubelle.

Ces ateliers sont aussi un moyen de reconnecter, ciseaux en main, avec l’origine de la marque… l’une des rares à posséder encore son propre atelier de prototypage avec tous les outils nécessaires. « La liste d’attente est très longue ! A ma connaissance, ça ne se fait pas dans d’autres marques », poursuit-elle.

« Tout cela est une première étape pour apprendre et être capable, à l’avenir, de fabriquer et vendre de l’upcycling dans notre catalogue. On expérimente, c’est un laboratoire ! », conclue Vanessa.

 

 

C’est aussi un moyen de reconnecter, avec l’origine de la marque…

l’une des rares à posséder encore son propre atelier de prototypage avec tous les outils nécessaires.

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On experimente, c’est un laboratoire !